L’open space ? Dépassé. Pour améliorer la qualité de vie au travail, remettre de l’humain dans l’organisation des entreprises et augmenter durablement les performances de ces dernières, il faut dorénavant penser NWoW.

 

Mais que peut bien signifier ce sigle ? L’expression New Ways of Working désigne une nouvelle manière de penser l’organisation du travail, basée sur quatre piliers : l’orientation résultat (atteindre les objectifs fixés), l’autonomie et la responsabilité des collaborateurs (organiser son travail en fonction de ses propres contraintes), la confiance (évolution du rôle managérial) et, enfin, la connexion des équipes par le biais des outils numériques (communication renforcée entre les collaborateurs grâce aux nouveaux équipements digitaux).

Le NWoW correspond à une évolution culturelle, et coïncide avec une prise de conscience survenue suite aux leçons tirées des différents types d’aménagement des bureaux mis en oeuvre depuis les années 90. La pratique dite du « cost killing », qui consistait à réduire au maximum le nombre de mètres carrés par salarié, s’avère être un échec. Le « Flex office par activité » répond aux attentes et besoins de nos clients en proposant une organisation plus dynamique de l’environnement de travail. La logique de ces espaces va plus loin que l’optimisation des mètres carrés du « cost killing » et prend en compte plusieurs dimensions importantes pour le collaborateur ; l’utile, le travail collectif, le besoin de mobilité et celui de s’isoler. Par ailleurs, six à sept typologies d’environnements sont aujourd’hui nécessaires pour permettre aux salariés d’effectuer les tâches qui leur sont confiées (travailler en groupe ou isolé, se stimuler par des activités créatives ou se concentrer, etc.).

Espaces et conditions de travail doivent donc évoluer afin de fournir aux salariés des conditions de travail optimales et, par là même, de devenir des piliers incontournables du bien-être dans les entreprises. L’objectif est de répondre à de nouveaux besoins exprimés en interne (agilité, autonomie, confiance, responsabilisation) ainsi qu’à de nouvelles manières de travailler (collaboration, mobilité, créativité, liberté d’organisation).

Les entreprises, en adoptant les principes du NWoW comme levier de performance économique qui va plus loin que le Flex office, peuvent ainsi améliorer la productivité de leurs salariés. Puisqu’ils sont mobiles et peuvent bénéficier d’environnements de travail variés et stimulants, les collaborateurs peuvent passer davantage de temps concentrés sur leurs missions et éviter les « temps morts » (transports en commun par exemple) ainsi que les baisses de motivation causées par des mauvaises conditions de travail ou le déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle.

 

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Le succès d’une entreprise repose aussi sur sa capacité à attirer les meilleurs potentiels et talents.

Développer des espaces de travail sur les bases des nouvelles formes de travail plus agiles permet notamment d’atteindre cet objectif. Il faut en effet séduire et motiver les meilleurs candidats, et cela passe également par les environnements de travail attractifs. Plus qu’un simple élément à prendre en compte dans la politique de ressources humaines, il en va de la réputation de l’entreprise. Un environnement de travail ne se modifie pas en fonction des effets de mode, il doit apporter de la valeur.

Cette transformation ne saurait être envisagée seule, par l’unique prisme de l’évolution des locaux. Les environnements flexibles ne sont pas la solution à tous les problèmes pour engendrer une transformation de l’entreprise, mais sont un levier important et efficace. Il est nécessaire de se donner les moyens de mettre en place ces modes de travail. Parce qu’ils sont les premiers interlocuteurs pour les enjeux relatifs à l’humain et au bien-être au travail, le département des ressources humaines, la direction de la transformation et les équipes de direction doivent être les sponsors de cette décision stratégique. Ils gagneront à accompagner l’évolution des espaces de travail et repenser leurs manières de gérer les équipes en fonction des nouvelles possibilités offertes par les nouveaux environnements.

Le management se fait plus souple et se rapproche davantage du coaching que du contrôle. Le modèle managérial doit, en effet, aller vers plus de transparence, de partage et de transversalité, il doit permettre à chacun de s’exprimer, d’échanger des informations, d’organiser son travail en fonction de ses impératifs (professionnels et personnels), mais également d’aménager du temps pour des pauses et des échanges informels avec les autres collaborateurs. Ainsi, quel que soit le lieu de travail, le but premier est que les missions soient menées à bien, dans un cadre agréable, convivial et à même de favoriser la performance individuelle et collective.

 

Si l’impact de l’environnement de travail sur la performance des salariés est encore mal évalué, un nombre croissant d’entreprises mettent en place des environnements inspirants, collaboratifs et connectés. La motivation des collaborateurs dépend de la qualité de l’environnement de travail, mais surtout de notre épanouissement au travail par la richesse des interactions et le sens donné à nos actions. Le NWoW n’en est qu’à ses débuts, mais, déjà, 67%1 des salariés l’ayant expérimenté affirment qu’il contribue à leur épanouissement professionnel et personnel. Quand on sait que 86%2 des Millenials jugent que le bien-être au travail représente le critère de sélection prépondérant dans le choix du poste, il y a fort à parier que l’organisation des New Ways of Working soit promise à un bel avenir dans l’ensemble des entreprises désireuses d’attirer les meilleurs potentiels – et de rendre leurs salariés heureux.

 

 

 

1 Etude réalisée par l’institut Think en septembre 2017 pour Colliers International France auprès de 496 collaborateurs en bureaux flexibles. Disponible ici
2 Baromètre Edenred-Ipsos 2016 : quels sont les piliers pour comprendre et agir sur le bien-être au travail ? https://www.ipsos.com/fr-fr/barometre-edenred-ipsos-2016-quels-sont-les-piliers-pour-comprendre-et-agir-sur-le-bien-etre-au